VIH

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VIH / SIDA, en cas de doute, faites le point !

 

Quelques chiffres :

Plus de 30 ans après le début de l'épidémie, le virus tue toujours. Dans le monde, 1,5 millions de personnes sont décédées des suites du SIDA en 2013.

L'épidémie VIH reste active puisque dans le monde, 2,1 millions de personnes ont été infectées par le virus en 2013.

En France, 6000 personnes découvrent qu'elles sont infectées chaque année.

Tout le monde est concerné par l'épidémie quel que soit sont âge ou son orientation sexuelle.

En France, 30 000 personnes sont infectées sans le savoir par le VIH. Elles transmettent donc le virus inconsciemment et sont à l'origine de 60% des transmissions du VIH.

 

Quels sont les modes de transmission du VIH ?

  • Lors des rapports sexuels non protégés par un préservatif,
  • Lors d'un contact avec du sang contaminé lors du partage de matériel d'injection ou en cas d'accident d'exposition au sang (pour les soignants par exemple),
  • La transmission de la mère à l'enfant pendant la grossesse, en cas d'absence de traitement de la mère, ou pendant l'allaitement.

 

VIH/SIDA, une seule arme, la protection !

Les progrès thérapeutiques ont éloigné les craintes d'une contamination par le VIH. Résultat, le préservatif ne paraît plus indispensable dans de nombreux esprits.

Le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST) aussi diverses soient-elles, ne sont pas une fatalité. Il existe des gestes simples pour les éviter et stopper leur transmission. Le premier réflexe consiste à utiliser un préservatif pour chaque rapport sexuel et avec chaque partenaire dont le statut en termes de contamination par le VIH ou les autres IST est inconnu. Au début de toute nouvelle relation ou en cas de changement de partenaire fréquent, leur utilisation permet de se protéger et de protéger les autres...

L'utilisation du préservatif, c'est systématique !

En cas de prise de risque ou dans l'optique d'arrêter le préservatif avec un partenaire régulier, le dépistage du VIH s'impose.

 

Le dépistage :

Améliorer le dépistage et notamment le dépistage précoce de l'infection au VIH est un des enjeux majeurs du plan national de de lutte contre le SIDA/VIH et les Infections Sexuellement Transmissibles (IST).

Vous vous posez des questions ou avez un doute?

N'hésitez pas à en parler avec votre pharmacien ou votre médecin. Ces professionnels sont à votre écoute pour répondre à vos questions, vous rassurer et parler des comportements à risque.

 

Dépistage ou traitement d'urgence ?

La conduite à tenir dépend du moment de la prise de risque, si elle remonte à :

  • Moins de 48 h : un Traitement Post Exposition (TPE) est possible et disponible à l'hôpital.
  • Plus de 6 semaines : un dépistage dans un centre agréé ou dans un laboratoire d'analyse médical est recommandé.
  • Plus de 3 mois : il existe deux alternatives : l'autotest de dépistage du VIH disponible en pharmacie et le TROD VIH (Test Rapide d'Orientation Diagnostique) à réaliser dans un centre de Dépistage Anonyme et Gratuit (CDAG) ou dans une association dont le personnel est astreint au secret médical.

Il est très important de bien respecter ce calendrier afin de réaliser un dépistage le plus fiable possible.

Dans l'attente de pouvoir s'inscrire dans cette chronologie, il est indispensable de bannir tout comportement à risque pour protéger les autres d'une éventuelle contamination.

 

Halte aux idées reçues !

Dans les pays du nord, le VIH/SIDA ne concerne plus que les homosexuels : FAUX.
En 2012, la contamination lors de relations hétérosexuelles représente près de 60 % des cas des nouvelles contaminations.

La contamination peut avoir lieu par les gestes de la vie quotidienne : FAUX.
Les baisers, les poignées de mains, le partage des couverts et des verres ne présentent pas de risque de contamination.

L'utilisation des équipements publics peut présenter un risque de contamination : FAUX.
La piscine, les toilettes publiques ne présentent pas de risque de contamination.

Une piqûre de moustiques peut aussi transmettre le VIH : FAUX.
Les animaux, quels qu'ils soient, ne peuvent pas être porteurs du VIH et ne peuvent donc pas le transmettre, ni par piqûre, ni par morsure, ni par griffure.

Le VIH/SIDA c'est la mort assurée : FAUX.
On ne guérit pas encore de l'infection. Les derniers traitements permettent, s'ils sont bien pris, de réduire la charge virale (nombre de virus dans l'organisme) à tel point qu'elle en devient indétectable ou presque. On peut ainsi vivre tout à fait normalement, et aussi longtemps qu'une personne saine. Cela reste néanmoins un traitement contraignant, d'où l'importance de se protéger avec le préservatif.