Acide urique et goutte

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Acide urique en excès et crise de goutte

La goutte est liée à la formation de cristaux d'acide urique dans une articulation, provoquant une inflammation douloureuse. La crise de goutte touche généralement une seule articulation, le plus souvent à la base du gros orteil. L'articulation va alors gonfler, et devient rapidement rouge et très douloureuse. En l'absence de traitement la crise cède en 3 à 10 jours.

Quand le taux d’acide urique dans le sang est augmenté, il existe donc un risque élevé de faire une crise de goutte. Des conseils diététiques sont alors utiles pour la prévention et la prise en charge de la maladie afin de :

  1. éviter d’avoir à prendre un médicament ou en complément du traitement médicamenteux ;
  2. identifier des facteurs de risque modifiables.

L’acide urique est un déchet au stade final de la dégradation des protéines et, plus particulièrement, de la famille chimique des purines.

Lorsque l’acide urique est produit en excès, de même lorsque son excrétion dans les urines n’est pas suffisante, il s’accumule dans le sang. Aucun végétal ne pose problème, car les « purines » végétales ne se transforment pas en acide urique.

 

Les trois grands principes du régime sont :

1) Réduction des viandes (principal apport alimentaire responsable de l’élévation de l’uricémie ; les plus riches en acide urique étant les abats).

2) Augmentation du débit urinaire car, plus il est élevé, meilleure est l’épuration de l’acide urique sanguin par les reins.

Boire abondamment, 2 litres par jour de n’importe quelle eau, y compris l’eau du robinet. Dans certains cas, il peut être conseillé d’alcaliniser les urines.

3) Éviction d’aliments susceptibles de déclencher une crise aiguë de goutte, et réduire l’alcool sous toutes ses formes, de même que les corps gras.

 

 

Aliments à éviter :

  • tous les abats : ris de veau surtout, mais aussi rognons, foie, cervelle, tripes, coeur, langue ;
  • les charcuteries ;
  • les viandes séchées (ou fumées) ;
  • les extraits de viande (type « KUB ») et bouillons de viande ;
  • certains poissons particuliers : sardine, anchois, hareng, truite, carpe, brochet, saumon, anguille, maquereau, thon ;
  • les boissons sucrées (fruits et les jus de fruits riches en fructose)

 

Éviter les aliments susceptibles de déclencher une crise aiguë :

 

Certains aliments peuvent favoriser le déclenchement d’une crise de goutte, alors même qu’ils n’apportent pas en soi d’acide urique, cela par des mécanismes complexes : certains aliments sont particuliers à chaque patient (chocolat, champignons, choux, asperges, oseille, épinards, rhubarbe, figues séchées, etc.).

 

Bons / Diététiques

  • Toutes sortes de fruits frais et en confitures.
  • Céréales : blé, riz, avoine, etc.
  • Féculents : pommes de terre, tapioca, etc.
  • Légumes : haricots verts, poireaux, carottes, courgettes.
  • Lait et fromages à pâte molle, doux.

 

Neutres / Réduire

  • Viandes blanches : veau et poulet.
  • Poissons blancs et oeufs.
  • Fèves, petits pois, choux, asperges.

 

Mauvais

  • Légumes secs : haricots secs, lentilles, pois chiches, etc.
  • Graisses animales : charcuteries, porc, beurre et sauces.
  • Gibier et abats : cervelle, rognons, foie.
  • Viandes fumées.
  • Salaisons : hareng, anchois, sardine.
  • Tous les fruits de mer.
  • Légumes à grandes feuilles : épinards, bettes, etc.
  • Fromages forts.
  • Cacao, chocolat.
  • Fruits secs : cacahuètes, amandes, etc.
  • Sel et épices.
  • Liqueurs et vins âgés.
  • Café et thé.

 

Conseils associés en cas de crise :

Alcaliniser les urines : pour cela boire des eaux minérales alcalines de type Vichy Célestin.

Les plantes peuvent soulager également les symptômes : frêne, lamier blanc, bouleau, harpagophytum, chiendent.

Dans tous les cas une consultation médicale de référence est préconisée en cas d’acide urique élevé pour information sur la maladie, et évaluation de la nécessité d’une prise en charge médicamenteuse.